2 juin 2011 - 19:30

Quelques heures après que la loi martiale eut été levée, à Bahreïn, les forces armées ont attaqué des manifestants antigouvernementaux, dans des villages situés près de Manama, la capitale du pays.

ABNA- Quelques heures après que la loi martiale eut été levée, à Bahreïn, les forces armées ont attaqué des manifestants antigouvernementaux, dans des villages situés près de Manama, la capitale du pays. Les troupes gouvernementales ont lancé des grenades lacrymogènes sur des centaines de manifestants descendus dans les rues de Diraz, Bani Jamrah et Karzakan, près de la capitale, ont déclaré, jeudi, des témoins, cités par Al-Jazira. L'état d'urgence avait été proclamé, à la mi-mars, donnant aux militaires des pouvoirs accrus, pour écraser les manifestations populaires contre le régime. «Avec la fin de l'état d'urgence, les forces de l'ordre ne seraient plus censées être là, mais elles le sont toujours », souligne un témoin femme. «La sécurité s'est même renforcée. Dès qu'ils arrêtent un mouvement de protestation, ils procèdent à des arrestations », ajoute-t-elle. Même si l'armée s'est retirée, mercredi, du centre de Manama, des policiers de l'escouade anti-émeute se trouvent, toujours, en de nombreux points de contrôle, autour de la ville, pour disperser les manifestants.